2026-2027
Séminaire de doctorants
Co-organisé avec le département de philosophie
Co-organisateurs :
Morgane Gonon, Economie, Post-doctorante, (CIRED)
Raphaël Gialdini, Philosophie, Droit, Doctorant, (CEE, Sciences Po)
Bastien Massé, Philosophie, Post-doctorant, (LAS, Collège de France)
Hugo Mosneron Dupin, Doctorant, (ENS, département de philosophie)
contact : hugo.mosnerondupin[at]psl.eu
Lieu : à confirmer
Dates : mensuel, à confirmer
Résumé :
Ce séminaire a pour but d’expliciter les apports de la philosophie des sciences sociales à la théorie écologique en explorant le concept d’inégalité écologique. La philosophie des sciences sociales entend s’arrimer à l’émergence des sciences sociales, événement considéré comme une caractéristique fondamentale de l’autocompréhension des sociétés contemporaines, afin de repenser l’intégration sociale autrement que comme un face-à-face entre les individus et l’État. Dans sa formule la plus générale, la philosophie des sciences sociales se définit donc comme une réforme de la philosophie politique classique en se tournant à présent vers la production conceptuelle de la sociologie, de l’anthropologie, de l’histoire et des autres sciences sociales.
La question écologique à la fois conforte et déplace cette approche. Elle la conforte puisque comprendre la crise environnementale, dans son extension et sa politique, implique de s’appuyer sur une multiplicité de savoirs. L’objectivation des inégalités environnementales, la définition même d’un tel concept, par rapport à la notion d’injustice ou de discrimination, ouvre un nouveau champ d’investigation aux sciences sociales. C’est ainsi que se sont développées parallèlement une anthropologie sociale ou post-structurale aux affinités écologiques, une économie politique de l’échange écologique inégal ou une généalogie des rapports entre patriarcat et anthropocène. Elle la déplace en ce que la philosophie de sciences sociales doit se coupler à une philosophie politique des sciences naturelles tant la formation de l’écologie politique dépend d’un dialogue avec les sciences du vivant et du système-Terre.
De la science physico-économique la plus poussée aux terrains anthropologiques lointains, tous ces développements semblent faire signe vers un nouveau stade de la pensée politique, héritant dequestions passées, nourri par les savoirs contemporains, et devant repenser les concepts philosophiques à la hauteur du défi écologique actuel.
Programme détaillé à venir


