Constat :
Dans le contexte des crises écologiques, sociales et politiques, l’éducation est confrontée à des enjeux majeurs. Elle apparaît à la fois menacée — les inégalités d’accès à la continuité pédagogique lors de pandémie de COVID en sont un exemple marquant — et indispensable à la transformation de nos sociétés. Il devient donc nécessaire de faire évoluer le modèle éducatif pour renforcer sa résilience : tant sur le fond en intégrant pleinement les enjeux écologiques, que sur la forme en renforçant le lien entre école et société, notamment via l’ouverture de la pratique éducative sur le dehors.
Projet :
Nous avons donc développé un projet visant à produire un lien entre étudiant.e.s de l’ENS et élèves d’école primaire pour et par l’étude du vivant, aussi bien scientifique que sensible. L’objectif était d’expérimenter un modèle de communauté apprenante hors les murs : un processus collaboratif d’acquisition de connaissances, où chacun partage ses expériences et pratiques afin d’enrichir mutuellement les compétences de tous et toutes, cela en dehors de la salle de classe et de ses logiques descendantes habituelles.
Partenaires :
Pour le mettre en œuvre, nous avons réuni deux partenaires complémentaires :
Le CERES, centre de recherche et d’enseignement dédié aux approches innovantes en écologie.
La Fabrique des Communs Pédagogiques, acteur majeur de la transformation éducative en France, notamment à travers le programme Classe dehors.
Déroulement (exemple) :
- Travail de préparation en groupe.
- Mise en relation avec des écoles via la Fabrique des Communs Pédagogiques.
- Échanges en amont avec les enseignants pour ajuster aux besoins.
- 1ère rencontre : visite de la classe + activité dehors à proximité de l’école.
- 2ème rencontre : accueil des élèves dans les jardins de l’ENS, ateliers sur le vivant et découverte de ce qu’est une université.
- Éventuellement : restitution des travaux en fin d’année.
Projet l’année dernière :
Nous sommes entrés en contact avec deux classes d’écoles primaires (en privilégiant des zones géographiques plus nécessitantes) : une classe de CM1-CM2 de l’école Henri Barbusse de Bagnolet ainsi qu’une classe de CE2 de l’école Colette Magny dans le 19ème arrondissement. Pour chacune de ces classes, nous avons organisé un échange en deux temps. D’abord, nous nous sommes rendus dans ces écoles : les élèves nous ont présenté des travaux sur le vivant réalisés avec leur enseignant·e, puis nous les avons accompagnés dans la découverte de la biodiversité autour de leur établissement, en répondant à leurs questions. En retour, nous les avons conviés dans les jardins de l’ENS afin de leur faire découvrir l’université et de participer à un atelier sur le vivant animé aux côtés d’étudiant·e·s volontaires.






