CINE DEBAT autour du film « le Chant des Forêts » de Vincent Munier
Date : Mardi 14 avril 2026
Heure : 18h45
Lieu : Salle Dussane, Ecole Normale Supérieure - 45 rue d’Ulm
Entrée libre
Inscription :
https://www.eventbrite.fr/e/cine-debat-le-chant-des-forets-de-vincent-munier-tickets-1986903464749?aff=oddtdtcreator
En présence de :
Michel MUNIER (personnage principal du film et auteur de l’ouvrage L’oiseau-forêt)
Gatien CHARBONNIER (chargé de projets du Groupe Tétras Vosges)
Mathias VOINSON (professeur de gestion des milieux naturels et de la faune en lycée agricole et membre du conseil d’administration du Groupe Tétras Vosges)
Françoise PREISS (chargé de mission du Groupe Tétras Vosges)
“ On est dans ce qui s’en va” dit Michel dans le film : alors, comment repenser nos manières d’habiter ce monde, nos rapports aux autres vivants ?
Ce ciné-débat veut s’articuler autour de la phrase « La nature n’est pas qu’un spectacle, mais avant tout une vie partagée ». Ainsi, la discussion après la diffusion portera sur le film en lui-même, sur ce qui se passe aujourd’hui dans les forêts vosgiennes, avec notamment la disparition du Grand Tétras, mais aussi sur nos rapports au vivant et les chemins de vie exigus qu’il faut emprunter pour tenter de répondre aux exigences écologiques et sociales de notre temps. L’idée est également de mettre en lumière des jeunes qui dédient leur vie à la cause du vivant et qui sont complètement invisibilisés dans la sphère médiatique et l’espace public.
Oui, en 2026, les forêts s’embrasent, les fleuves deviennent des ruisseaux, les insectes sont décimés, les sécheresses tuent de plus en plus tout comme les inondations, un million d’espèces menacé d’extinction, les chants des oiseaux sont devenus des sanglots de solitude, les cyclones se gonflent, les tempêtes se renforcent, les inégalités se creusent à en devenir des gouffres, bref la vie s’effrite et disparaît… Les discours alarmistes ont lieu d’être, cela est indiscutable, néanmoins, il semble que l’un des leviers pour agir réside dans notre capacité à s’émerveiller devant le beau du vivant, et celui-ci peut aussi bien se trouver dans les pétales d’un coquelicot, dans le plumage d’une mésange que dans la silhouette d’un arbre.
Cet émerveillement n’est pas apolitique, parce que s’émerveiller c’est éveiller sa sensibilité et être sensible à l’autre - humain comme non-humain - à l’heure de la montée du fascisme, c’est nouer des liens constituant de véritables barrières à l’intolérance et au mépris. Cette question du sensible, de l’attachement et des sentiments n’est pas à prendre à la légère aujourd’hui mais, au contraire, il faut la prendre très au sérieux pour habiter un monde où l’on s’aime et l’on se respecte.





