Projets 20-21

Bilan Carbone de l’ENS


Une équipe de 7 étudiants, en collaboration avec le CERES (Adrien Baysse Lainé et Gaëlle Ronsin), la Direction Générale des Services (Blandine Lathuillière et Chloé Simon), les cabinets A2DM et Climat Mundi (Jacques Aflalo et Jean-Luc Manceau) réalise en 2020-2021 le bilan carbone de l’ENS. 

Un bilan carbone permet de comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre d’une organisation afin de mieux saisir l’impact
environnemental de ses activités. 

Une consultation, dans le but de réaliser un plan d’action a été réalisée. 

https://intranet.ens.psl.eu/fr/direction/environnement-bilan-carbone 

Collectif d’étudiants :

Audran Borella, physique et géosciences

Louise Fontan-Ducret, littérature et sciences sociales 

Matthieu Ombrouck, économie

Eva Philippe, mathématiques

Valentin Cocco, biologie

Nolwenn Schmoderer, géopolitique

Cassandra Windey, géopolitique

 

En quelques mots 

"J’avais souhaité participer au projet étudiant bilan carbone de l’ENS pour plusieurs raisons.
Je souhaitais d’abord agir concrètement pour la transition de l’école, car j’étais persuadée que c’est une échelle pertinente d’action et que l’école a un devoir d’exemplarité et devrait pouvoir être un lieu d’expérimentations de mesures de transition.
J’étais curieuse de la méthode Bilan carbone, car j’avais déjà essayé d’en réaliser un à l’échelle de mon groupe scout et m’étais heurtée à bien des obstacles méthodologiques. L’idée de me former à cette méthode pour l’appliquer à l’échelle de l’école me paraissait donc un défi intéressant. Je suis certaine, encore plus a posteriori, que comptabiliser, chiffrer et identifier les émissions est une étape nécessaire à toute démarche volontariste de réduction de ses émissions de GES.
J’avais envie d’une expérience différente que celle offerte dans les cours plus classiques. Travailler en équipe, mais aussi avec le CERES, avec les cabinets de conseil, avec des membres de l’administration, fut très formateur.
L’équipe a remarquablement bien fonctionné, et le travail a été mené avec fluidité malgré les contraintes organisationnelles. La diversité de nos parcours a été judicieusement mise à profit. J’ai par exemple pu exploiter des compétences acquises par ailleurs en concevant l’enquête sur les déplacements et la consultation de la communauté normalienne. Je regrette cependant que le fonctionnement à distance ne nous ait pas permis d’échanger plus sur les tâches les uns des autres. En effet, si je voyais de nombreux mails passer sur des sujets que je ne traitais pas, j’avais le sentiment de ne pas vraiment comprendre de quoi il en retournait. En se voyant et se restituant ce que chacun faisait, nous aurions sans doute chacun eu une meilleure vision d’ensemble du bilan carbone final.
Cette expérience m’a surtout permis d’en apprendre beaucoup sur le fonctionnement de l’ENS, son administration, et là où se trouvent les marges de manœuvre dans les processus de décisions. J’ai aussi beaucoup apprécié organiser la conférence de restitution, qui a concrétisé la dimension de sensibilisation de notre travail que je trouvais cruciale.
Finalement, j’ai hâte de voir ce que l’école fera à partir de ce bilan !"
Nolwenn 

 

 

En m’inscrivant au bilan carbone de l’ENS, j’en sous-estimé l’investissement personnel, tout comme ses apprentissages. Durant 6 mois (à peu près, mais dans un BC, ce sont les ordres de grandeur qui comptent), c’est l’ovni, parfois envahissant, de mon emploi du temps : appliqué, à petite échelle, en équipe... Il est plutôt à l’opposé de ce qu’est mon master, et c’est rafraîchissant et instructif.

Au-delà des connaissances nouvelles sur un enjeu majeur, ce fut l’occasion de se confronter à des méthodes de travail et des environnements nouveaux. Si la théorie apparaît simple, la mise en pratique est une toute autre affaire. Face à la quantité de données à récolter et leur disponibilité partielle, j’ai appris à faire avec ce qu’on a, à prioriser et contourner les obstacles, de sorte que si notre travail a ses limites, nous n’en perdions pas l’objectif.

Il s’agissait aussi d’un travail collectif à plusieurs niveaux. Au sein de notre petite équipe d’étudiant.e.s, confiance mutuelle et communication ultra-régulière étaient de mise. Pas forcément facile quand mon cursus était jusqu’ici caractérisé par du travail en autonomie. Évidemment, le contexte épidémique n’a pas facilité les choses, et pourtant nous avons su maintenir la communication et la bienveillance au sein de l’équipe tout du long. Plus largement, j’ai été marqué par la multitude de personnes mobilisées et par leur volontarisme au cours de la récolte des données : une illustration très concrète de la transversalité requise dès qu’il s’agit de carbone.

Le BC achevé pour ma part, je me dis bien sûr qu’il y aurait encore beaucoup de choses à faire. Je suis en revanche heureux et un peu fier d’avoir contribué à cette première édition, satisfait du travail accompli avec l’équipe BC, et confiant quand au fait que d’autres prendront la relève avec au moins autant d’ardeur. Je n’omettrai pas non plus la dimension politique d’un tel sujet. Si la mise à contribution d’étudiant.e.s apporte une vraie plus-value, on ne peut s’affranchir s’agissant de responsabilité climatique d’un engagement fort (au bas mot), dans les idées et dans les actes, de la part de l’administration de l’ENS.

Valentin

 

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